Numéro régional IVG Contraception

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homophobie, lesbophobie, sexisme

Le sexisme et l’homophobie peuvent revêtir différents visages mais imprègnent le quotidien : blagues sexistes ou homophobes, gestes obscènes, rappels à l’ordre des rôles selon le sexe, harcèlement verbal, sexuel...
Dans le cadre de la lutte contre les discriminations, la loi punit les comportements et les propos sexistes ou homophobes, tout comme elle condamne les injures et les comportements racistes.

Sexisme

Il s’agit d’un ensemble de comportements, opinions, lois qui privilégient et/ou discriminent des personnes sur la base de leur sexe. Plus précisément, il concerne les injustices dont sont victimes les femmes. En effet, la société est fondée sur des rapports sociaux qui construisent une hiérarchie entre hommes et femmes, et qui se retrouvent d’une part dans l’espace privé : rapports de couple, rapport au plaisir sexuel et à la sexualité en général, répartition des rôles et des tâches dans la famille, éducation différente pour les filles et les garçons..., mais également dans l’espace public : différence de salaire entre hommes et femmes, exposition plus importante pour les femmes au chômage et à la précarité, « couvre-feu » imposé aux femmes par l’entourage ou par les attitudes des hommes dans la rue...

Homophobie

Cela désigne les manifestations de mépris, de rejet et de haine envers des personnes, des pratiques ou des représentations homosexuelles ou supposées l’être. Est ainsi homophobe toute organisation ou tout individu rejetant l’homosexualité ou les homosexuel-le-s, et ne leur reconnaissant pas les mêmes droits qu’aux hétérosexuel-le-s.

Lesbophobie

Il existe des formes d’homophobie qui visent spécialement les lesbiennes. En effet, une des conséquences du sexisme est que lorsqu’on parle d’homophobie, on pense en premier lieu aux homosexuels hommes. Cela renforce l’invisibilité des lesbiennes dans la société et les violences spécifiques dont elles sont victimes : viols correctifs et autres violences visant à les pousser à l’hétérosexualité (baisers forcés, insultes les renvoyant à l’échec supposé de leurs relations aux hommes et comportements sexistes dont elles sont victimes en tant que femmes...).

Dans le cadre de la lutte contre les discriminations, la loi punit les comportements et les propos sexistes ou homophobes, tout comme elle condamne les injures et les comportements racistes.

Transidentité – Transphobie

Dans toutes les sociétés, les personnes sont déterminées dans un sexe masculin ou féminin dès la naissance. La plupart des personnes se construisent comme hommes ou femmes dans un sentiment de relative cohérence avec cette identité sociale : de façon générale, les garçons s’identifient comme garçons et deviennent des hommes plus ou moins conformes aux stéréotypes de la virilité, et les filles s’identifient comme filles et deviennent des femmes plus ou moins conformes aux stéréotypes de la féminité.

Néanmoins, il existe des personnes dont l’expression de soi n’entre pas dans les normes prédéfinies socialement : certain-e-s se vivent comme prisonnier-e-s d’un corps de l’autre sexe, d’autres ne se sentent ni homme ni femme, d’autres peuvent se sentir les deux à la fois, il existe une grande variété d’expressions de ce sentiment. Des personnes ainsi concernées par ce que l’on nomme « transidentité » peuvent adopter les codes sociaux et vestimentaires de l’autre sexe (travestissement), prendre des traitements hormonaux masculinisants ou féminisants, faire des modifications corporelles, demander un changement de leur état civil...

La transphobie correspond à l’idée que les personnes trans seraient des malades psychiatriques, anormales, perverses, homosexuelles refoulées, victimes d’un phénomène de mode... L’expression de leur identité les expose alors à des discriminations (problèmes d’accès au logement, à l’emploi, aux soins, isolement social, précarisation...) et à des violences (insultes, agressions, harcèlement, violences sexuelles, meurtres...).

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